Projet de communication visuelle basé sur un thème choisi parmi plusieurs propositions, avec pour contrainte une interprétation graphique subjective. J’ai choisi de matérialiser Le pouvoir en sociologie sous la forme d’un livre mêlant textes poétiques et photographies.

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J’ai laissé l’objet porter ma perception du pouvoir : un contrôle qui encadre, limite et peut devenir oppressant mais demeure nécessaire à la vie en société.

J’explore…

J’identifie

Avec une compréhension plus fine du concept et des connaissances intégrées, j’ai pu me concentrer sur le côté subjectif : mes émotions.
J’ai souhaité transmettre plusieurs choses : le côté dystopique, l’oppression, la dualité du pouvoir, la perte d’identité, l’introspection (réfléchir dessus et pousser le lecteur à la réflexion) puis finalement, une sorte de rébellion implicite. 

D’abord, en explorant une idée d’affiche qui combine texte et images. Un peu comme dans les films en contexte de guerre où des affiches de propagande déchirés pendent sur les murs.

J’écris

J’ai commencé ce projet en écrivant un premier jet pour chacun des thèmes que je souhaitais aborder, puis, au fil de mes recherches, j’ai affiné et enrichi le contenu. Chaque élément a un but et une référence, que l’on peut découvrir dans ma documentation.

Je définis

J’ai choisi un format carré afin de sortir d’un objet formel et de créer un espace libre, où textes et images coexistent sans hiérarchie. Le noir et le blanc structurent l’ensemble : le noir évoque le pouvoir, l’oppression et la rébellion, tandis que le blanc ouvre un espace de réflexion. La typographie manuscrite Balthazar porte une parole subjective et intime, en contraste avec Minion Pro, plus stable et objective.

Je crée

Les photographies en noir et blanc sont marquées par des déchirures, évoquant la fragmentation et la perte d’identité. Chaque image dialogue avec un texte précis, sans l’illustrer directement. Elles fonctionnent seules, mais prennent tout leur sens ensemble.

Je joins

Ainsi, ma proposition graphique est un livret, qui contient des textes et 3 photos sur le pouvoir. Ce livret est une exploration poétique et visuelle de ce qu’est le pouvoir pour moi : une force omniprésente, ambivalente, qui invite à la réflexion et à l’émancipation. 

Absolument tout a été réfléchi : les couleurs, le format, le fait que « LE POUVOIR » soit découpé dans la couverture, chaque mot des textes, chaque photographie et la personne photographiée, les typographies… tout.

Vous pouvez en lire davantage dans mon dossier de recherche, notamment les analyses de textes, qui constituent le centre de mon projet.

C’était le pire projet. J’en ai fait le meilleur. Pour moi.
Impossible de travailler en cours alors qu’on avait plusieurs après-midis à disposition. On travaillait principalement sur de la théorie, et le temps accordé n’était pas suffisant pour que quelque chose prenne vraiment forme.
C’est donc un projet que j’ai réalisé entre deux Noël, entre deux années finalement, autour du Nouvel An.
Je ne sais pas vraiment d’où m’est venue l’idée, mais elle est apparue la veille des vacances, à 3h du matin. Je l’ai écrite dans mon carnet et, à la rentrée, il était déjà temps de présenter le projet.
J’ai pris des photos lors d’un goûter de famille, passé des jours et des jours sur Wikipédia (il est passé où le temps où l’on nous disait de ne surtout pas l’utiliser comme seule source ?) et des heures à obtenir une impression correcte.
Mais ça en a valu la peine.

Pour moi, ce projet, avant d’être un livre, que j’ai adoré avoir entre les mains, c’est un lien qui s’est créé, qui depuis n’a cessé d’évoluer.
C’est aussi le début de mon univers. Celui que j’ai choisi.